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le sens de la fête

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SOUCCOT

Texte tiré d'un dépliant réalisé par les synagogues de Beth Hillel (Bruxelles), MJLF (Paris) et ULIF (Copernic : Paris)

La fête de Souccot (pluriel de Soucca, qui signifie tente ou cabane), "Fête des Tentes", débute le 15 Tichri. Elle dure huit jours en Israël et dans les communautés libérales, neuf dans les communautés orthodoxes de diaspora.

LA FÊTE

1) Il s'agit de l'une des trois fêtes de pèlerinage mentionnées dans la Bible. Comme celles de Pessach et de Chavouot, cette fête a une signification qui fut, d'abord, agricole, puis historique. A l'origine, comme on peut le lire en Exode 23, 16, il s'agissait de la fête des récoltes (d'où son appellation de Hag Ga-Assif), célébrée en automne, et durant laquelle on engrangeait les produits récoltés (il s'agissait essentiellement des vendanges).

2) Le mot Soucca désignait vraisemblablement, à l'origine, les granges faites de branchages dans lesquelles les agriculteurs s'abritaient durant les vendanges. Pendant une semaine, ces récoltes donnaient lieu à une célébration en l'honneur de Dieu, célébration qui se prolongeait par des réjouissances (cf. Juges 9,27). Souccot est restée, depuis, une fête joyeuse, comme en témoigne l'un de ses autres noms: Zman simhaténou: "le temps de notre réjouissance".

3) Le Lévitique 23, 33-43, nomme cette fête ? "Souccot" et donne des précisions sur son déroulement. Le début en est fixé au 15'è""

LE SENS DE LA FÊTE

Les exégètes ne s'accordent pas tous sur la signification originelle de cette fête. Il est certain qu'elle était, à l'origine, la fête des récoltes d'automne. Elle a, sans doute, été empruntée aux Cananéens. Elle était l'occasion de remercier Dieu pour la fertilité de la terre. Il semble toutefois qu'elle ait eu déjà avant l'exil une signification plus importante que simplement agraire, notamment parce qu'elle était liée à la dédicace du Temple (I Rois 8). Deutéronome 31, 10 relie la fête à la lecture de la Tora qui devait se faire tous les sept ans "en présence de tout Israël".

D'un point de vue historique, Souccot symbolise, avant tout, l'errance dans le désert et la dépendance vis-à-vis de Dieu. Elle est un rappel des épreuves traversées et du long cheminement qui mena les enfants d'Israël vers leur terre. La traversée du désert représente, dans la théologie biblique, le moment intermédiaire entre la libération et l'accomplissement du projet divin. Entre l'esclavage et la liberté en terre d'Israël, il fallait au peuple sorti d'Egypte une protection constante. La soucca, habitation fragile, peut donc symboliser à la fois la précarité et la protection. Le peuple d'Israël apprend, lors de cette traversée, que son existence dépend de Dieu, qui lui prodigue, étape après étape, ce dont il a besoin pour survivre dans cet environnement hostile. Il apprend aussi à rester confiant, et à savoir apprécier ce qui lui est donné.

D'une façon générale, cette fête évoque donc la précarité de la vie humaine et la nécessité de la protection divine. Elle a été reliée à l'histoire de la délivrance et du salut; c'est la raison pour laquelle on y lit le chapitre 14 de Zacharie, qui annonce que toutes les nations viendront à Jérusalem pour célébrer cette fête.

LES PRATIQUES

1) La Cabane

Il y a lieu, tout d'abord, de construire, en plein air, une cabane dont le toit est fait de feuillages, à travers lesquels on doit pouvoir apercevoir le ciel, ou plus exactement les étoiles. Cette cabane doit être assez solide pour résister au vent et doit abriter une table. Selon la Halakha, on a l'obligation d'habiter dans cette cabane durant la semaine de la fête, l'essentiel étant d'y consommer tous les repas. Toutefois, les coutumes varient d'une communauté à l'autre sur ce plan, et cette obligation est également soumise aux conditions atmosphériques.

2) Les plantes

Quatre espèces de plantes sont au centre de la célébration de la fête et doivent être agitées lors des prières en direction des quatre points cardinaux, ainsi que vers le ciel et vers la terre. Cette coutume symbolise la reconnaissance de la toute-puissance de Dieu dans la nature. Ces quatre espèces sont: le loulav (palmier), l'etrog (cédrat), les hadassim (trois brindilles de myrte), et les aravot Pendant une semaine, ces récoltes donnaient (branches de saule).

3) Le septième jour

Le septième jour, appelé Hoshana Rabba, est marqué par la récitation d'un refrain signifiant "Sauve-nous", invitant l'homme à un retour sur lui-même rappelant celui de Kippour. En Israël et dans les rites libéraux, Chemini Atseret (clôture des fêtes de Tichri) et Simhat Tora sont célébrés ensemble le huitième et dernier jour qui marque la fin du cycle de lecture annuel de la Tora et le début d'un nouveau cycle (dans les communautés orthodoxes de diaspora, Simhat Tora est fêté le lendemain de Chemini Atseret)..Seuls les premier et huitième jours sont des fêtes à part entière et tout travail est interdit. Durant les jours intermédiaires (Hol Ha-moed), le travail est permis, mais la liturgie est spécifique et l'obligation de résider dans la Soucca perdure.

4)Le Hallel

Du point de vue de la liturgie, on récite chaque matin le grand Hallel: Psaumes 113118. On fait également la lecture de l'Ecclésiaste, qui invite à réfléchir sur la vanité de la vie. Un office supplémentaire (moussaf) suit l'office du matin et la lecture de la Tora. Le huitième jour, on récite une prière pour la pluie. Texte tiré d'un dépliant réalisé par les synagogues de Beth Hillel (Bruxelles), MJLF (Paris) et ULIF (Copernic : Paris)