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le sens de la fête

pessah pourim souccot chavouot hanouka tou-bi-chevat rosh-hashana kippour

ROCH HACHANA

Texte tiré d'un dépliant réalisé par les synagogues de Beth Hillel (Bruxelles), MJLF (Paris) et ULIF (Copernic : Paris)

LA FÊTE

1) Roch Hachana, le nouvel an de l'année civile juive, signifie littéralement "tête de l'année". C'est, à partir de ce jour, que l'on renouvelle le compte calendaire de l'année. Le Talmud, dans son traité Roch Hachana, considère que cette fête marque le nombre des années qui nous séparent de la création du Monde. A cet égard, l'un des noms de la fête est Yom harat Olam, le jour de la création du Monde.

2)Le jour de Roch Hachana vient faire le lien entre le mois qui le précède, Elloul, et celui qui introduit Tichri. En effet, de la préparation à la repentance, Roch Hachana nous invite à entrer dans les Yamim noraün, les jours redoutables, encore appelés Asseret yemé hatechouva, les dix jours de repentance. Usant d'une métaphore de la Michna, nous pourrions dire que les dix premiers jours sont ceux durant lesquels le "cas" de chaque personne est présenté devant le tribunal, Yom Kippour marquant le jour du verdict divin.

LE SENS DE LA FÊTE

Les nombreux noms de cette fête sont autant de sens qui la symbolisent, de sorte que nous trouvons dans le Pentateuque, les noms de chabbaton, le jour solennel de repos; zikhron ou yom terouah, le souvenir ou le jour de la sonnerie (du shofar) ; et, plus tard, Yom hadin, le jour du jugement, ou encore Yom hazikaron, le jour du souvenir. Contrairement à de nombreuses fêtes, Roch Hachana ne commémore pas un événement en particulier, si ce n'est la création de l'homme, mais représente plutôt un jour qui se veut commun pour toute l'humanité, appelant l'homme à comprendre sa centralité dans le dessein divin. L'homme est, en effet, appelé, dans le Talmud, "partenaire de Dieu dans la création". Il convient donc qu'il réfléchisse à ce partenariat, à travers l'examen scrupuleux de ses actions au cours de l'année écoulée.

à la synagogue :

1) Il est d'usage, en ce jour de jugement, de se rendre à la synagogue en habits blancs; certains Juifs très pieux, vont même jusqu'à revêtir le traditionnel kittel, vêtement blanc, pour symboliser l'humilité avec laquelle le pécheur doit se présenter devant son Juge et le désir de se purifier de ses fautes. Le fait de revêtir des vêtements "neutres" permet également, à chacun, d'apparaître égal à l'heure du jugement. Le prophète Isaïe énonce cette pensée: "Vos péchés fussent-ils comme le cramoisi, ils peuvent devenir blancs comme neige" (Is. I:18). Cette prophétie est, pour chaque homme, une espérance. L'homme est perfectible et nul n'est perdu aux yeux de Dieu. La repentance est dans les mains de l'homme.

2) Les offices sont célébrés le premier et deuxième jour de la fête. Notons que seule cette fête est redoublée en Israël, et par conséquent, dans la plupart des communautés libérales de la diaspora.

En ce Yom Terouah, plusieurs sonneries de shofar retentissent. Les premières suivent la rentrée de la Tora, alors que les suivantes sont intercalées dans l'office de Moussaf, office "additionnel".Les dernières viennent clôturer l'office.

Le Hallel, qui est habituellement récité les jours de fête et de néoménies, n'est pas dit le jour de Roch Hachana, pour accentuer le caractère solennel, plutôt que festif, de cette célébration.

Au niveau liturgique, de nombreuses modifications sont apportées. On notera, par exemple, que les termes de "Père", "Roi", "Juge" viennent, bien souvent, se substituer aux noms habituels de Dieu, et ce pour appuyer l'idée selon laquelle ce jour est placé sous le signe du Jugement et que Dieu revêt ses attributs de Juge.

à la maison:

1) Le soir de Roch Hachana, un séder sera organisé à la maison. Cet "ordre" précédera le repas à travers la consommation d'aliments qui se veulent symboliques du renouveau de l'année. C'est ainsi que, comme toutes les fêtes, à l'exception de Kippour, un kiddouch sera prononcé ainsi que le motsi, bénédictions sur le vin et le pain. En revanche, la salière habituelle pour le motsi sera remplie de sucre ou de miel. De même, il conviendra de consommer un morceau de pomme, trempé dans du miel, afin d'évoquer la douceur de l'année qui s'ouvre. Sur la table du séder, se trouvent également des grenades ou/et des grains de sésame pour symboliser le souhait que nos mérites soient aussi abondants que ces aliments.

De façon tout aussi symbolique, on trouvera sur la table du séder, selon les traditions familiales, une tête de poisson ainsi que la queue, une cervelle, une langue..., pour que, selon le souhait consacré, nous soyons toujours "à la tête et non à la queue"!

Rappel des bénédictions

Pomme et miel :

Barukh Ata Adonaï Elohénou Mélekh Haolam Boré Peri Haets Yehi Ratson Milephanékha Adonaï Elohénou Vélohé Avoténou Chetékhadech Alénou Chana Tova Oumétouka

Grenades :

Barukh Ata Adonaï Elohénou Mélekh Haolam Boré Peri Haets Yehi Ratson Milephanékha Adonaï Elohénou Vélohé Avoténou ChYirbou Zekhouyoténou Kégarinei Harimon

texte tiré d'un dépliant réalisé par les synagogues de Beth Hillel (Bruxelles), MJLF (Paris) et ULIF (Copernic : Paris)