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le sens de la fête

pessah pourim souccot chavouot hanouka tou-bi-chevat rosh-hashana kippour

YOM KIPPOUR

Texte tiré d'un dépliant réalisé par les synagogues de Beth Hillel (Bruxelles), MJLF (Paris) et ULIF (Copernic : Paris) LA FÊTE

1) Yom Kippour a lieu le 10 Tichri, et consiste en une journée de jeûne, de prière et de méditation. Du coucher du soleil, la veille, jusqu'à la tombée de la nuit, le lendemain soir, il est interdit de se nourrir et de boire. Chaque Juif, dès l'âge de la Bar/Bat Mitsva, doit donc jeûner pendant 25 heures. Tous les Juifs, même les plus éloignés de la tradition, se retrouvent à la synagogue, pour cette journée du Pardon, journée la plus solennelle de notre calendrier.

2) Yom Kippour est l'une des grandes fêtes de la Tora. Sa date est fixée au 10 Tichri, soit dix jours après Roch Hachana. C'est durant cette période qu'il convient de réfléchir aux actions passées et aux changements que nous déciderons de faire pour l'année qui vient. Seule cette préparation et cette réflexion donnent à Yom Kippour sa véritable dimension de "Jour du Pardon". Les fautes ne sont pardonnées que si le 'travail' de Techouva, de repentir, a préalablement été effectué.

3)La Tora parle de Yom Kippour comme de Yom Ha-kippourim, c'est-à-dire le "jour de l'expiation". Nous trouvons, par ailleurs, l'expression Chabbat Chabbaton, "le Chabbat des Chabbats", une expression qui reflète l'importance de cette journée, qui serait comme "le Chabbat" de toute l'année, c'est-à-dire, "le Jour" différent de tous les autres jours de l'année. Il est important de noter que Yom Kippour, tout comme Roch Hachana, ne rappelle aucun événement historique. C'est une journée consacrée à l'homme en tant qu'homme qui nous interpelle au plus profond de notre humanité.

LE SENS DE LA FÊTE

Yom Kippour est connu comme étant le "Jour du Pardon", le moment de l'année où le Juif repentant est pardonné de ses fautes. Mais, Yom Kippour n'est pas une journée "miracle" durant laquelle nos fautes seraient miraculeusement effacées. Le Pardon n'a de sens que si nous avons fait l'effort préalable de prise de conscience et de réflexion sur les actions passées et les fautes commises. Par ailleurs, nos rabbins nous enseignent que seules les fautes commises envers Dieu sont susceptibles d'être pardonnées, alors que les fautes commises à l'encontre d'une tierce personne ne peuvent être pardonnées que si nous avons, nous-mêmes, réparé les préjudices causés à autrui.

Ainsi, dans les semaines qui précèdent Kippour, il convient de chercher à nous réconcilier avec ceux que nous aurions pu offenser, ceci, afin de créer les conditions d'un pardon véritable qui soit porteur d'une prise de conscience profonde de nos manquements et d'une volonté sincère de changement et d'amélioration. Ce n'est qu'au prix de cet effort individuel, de cette autoanalyse psychologique et morale, de cette lutte menée contre nous?mêmes, que Kippour prend sa véritable dimension de "Jour du Pardon".

Tout travail est strictement interdit durant les 25 heures du jeûne de Kippour. En fait, mis à part les quelques heures de la nuit, Yom Kippour se déroule entièrement à la synagogue, où toute la communauté se trouve réunie. La journée s'articule autour de cinq services liturgiques: Kol Nidré, Chakharit, Moussaf, Minha, Yiskor et Neïla.

a) Kol Nidré:

La veille au soir, c'est avec l'office de Kol Nidré que débute Kippour, office durant lequel nous demandons à Dieu d'annuler les voeux à caractère religieux qui ont été contractés involontairement.

b) Chakharit:

Le lendemain matin, la prière débute par l'office de Chakharit, durant lequel nous lisons, dans la Tora, le chapitre 16 du Lévitique, qui nous rappelle les modalités du sacrifice d'expiation qu'Aaron devait offrir le jour de Kippour.

c) Moussaf:

L'office du matin est suivi par celui de Moussaf, l'office supplémentaire des jours de fête. Durant cet office, nous lisons, entre autres, les textes descriptifs de la cérémonie d'expiation, que le grand prêtre devait accomplir le jour de Kippour. Cette partie de l'office contient aussi la cérémonie du Vidoui, c'est-à-dire, de la "confession" communautaire et personnelle.

d) Minha :

Durant l'après-midi, se déroule l'office de Minha traditionnel, durant lequel, après la Amida, nous lisons dans la Tora le chapitre 18 du Lévitique. Ce chapitre contient toutes les lois relatives aux interdits sexuels, comme si, en cette journée de Kippour, la tradition cherchait à nous mettre face à nos instincts les plus profonds en nous rappelant que, même pour ces instincts, il y a des lois, et que ces lois doivent être respectées. La lecture de la Tora est complétée par celle de la Haftara, où nous lisons l'histoire de Jonas et du repentir du peuple de Ninvé.

e) Yiskor:

II s'agit de l'office de commémoration: nous y rappelons la mémoire des êtres chers qui nous ont quittés. Ce sont les prières du El Malé Rakhamirn et du Kaddich qui en constituent les éléments principaux. Traditionnellement, les enfants, et les adultes dont les parents sont toujours en vie, quittent la synagogue pour la durée de cet office.

f) Neïla:

L'office de clôture de Kippour porte le nom de Neïla, c'est-à-dire, "fermeture". C'est, en effet, à ce moment, que les portes de la repentance se ferment et que le jugement de Dieu est scellé pour chacun de nous. La prière se termine alors par la sonnerie du Shofar, qui marque la fin de cette journée de recueillement et de jeûne.